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baudouin.gregory.over-blog.com

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Honneur et Patrie, telle est ma devise. Ancien des Troupes Aéroportées, je suis Président du Cercle Jean Moulin. Patriote Républicain; Jean Pierre Chevènement est, avec Jean Moulin, ma référence. Retrouvez ici ma chronique et l'actualité de Jean Pierre Chevènement


Nathalie le scoop par Grégory Baudouin

Publié par grégory baudouin sur 16 Octobre 2015, 20:03pm

Catégories : #Grégory Baudouin, #la Chronique

Un soir, une équipière organisait une petite soirée. Je m’y rendais sans plus de plaisir que cela, préférant mes complots politiques dans l’arrière sombre d’un café dénommé le Lucullus où nous refaisions le monde avec mes potes Schnak, Philippe and Co. Quelle ne fut pas alors ma surprise de voir Nathalie à cette petite sauterie. D’aucunes avaient dû se faire convaincants. Tandis que la soirée se passait, je me rapprochais peu à peu d’elle. Mais il semblait que j’étais bien le seule à me rapprocher. Je lui étais visiblement toujours aussi indifférent malgré quelques verres qui étaient passés par là. Vraisemblablement, elle n’avait pas l’habitude de boire et les quelques verres de punch ou autres alcools légers avaient néanmoins réussi à avoir raison de son entière lucidité mais pas assez pour que je puisse en profiter. Elle était « pompette ». Et puis cela n’aurait rien eu de marrant. 

 

Le temps passant, il était temps de rentrer. Je m’installais à l’arrière à côté d’elle dans la voiture qui nous ramenait. Je lui faisais alors un gringue phénoménal. Je jouais les princes charmants proposant mes muscles pour l’aider à monter les 5 étages de l’immeuble sans ascenseur où elle résidait.

 

Hélas, les choses ne se passèrent pas vraiment comme j’escomptais. Arrivée au pied de son immeuble, la belle déclarait tout de go « merci, c’est bon, je vais pouvoir monter ». Tout le monde se marrait dans la voiture. J’insistai arguant que cela ne me dérangeait pas. « Mais non, ça ira, c’est bon ». Je ne pouvais insister plus d’autant que les autres étaient déjà en train de se foutre de moi dans la voiture, ayant repéré mon manège.

 

Il était clair que je n’étais pas son type. Elle semblait plutôt n’avoir d’yeux que pour Hassan, Manager dans notre restaurant, et qui avait la particularité d’avoir la peau sombre. Aimait-elle le sud ? L’Afrique ? Faudrait-il donc que je fasse ressortir le latin qui était en moi puisque cela ne se voyait pas sur ma peau, à la différence de mon papa qui lui, pour le coup, n’a aucune origine du sud - à tout le moins pas officiellement ?

 

Le lendemain, au boulot, elle était là, comme si de rien était, sa visière vissée sur sa tête bien remplie, son chemisier blanc cachant et ne mettant pas en valeur ce corps et cette poitrine que j’imaginais magnifiques. Il nous arrivait parfois non pas de nous prendre la tête derrière le « bin » (meuble où on met les sandwichs préparés avant ou après commande), mais il arrivait qu’elle me rabroue qui parce que je n’allais pas assez vite, qui parce que j’avais oublié, qui parce que je ne faisais pas ce qu’on me demandait (déjà !). Il arrivait parfois qu’on transforma d’ailleurs les plaques en meeting politique et je me lançais dans des arguties de hautes voltiges, oubliant par là même ce qu’on me demandait et le pourquoi de ma présence. Ho ! J’étais Grégory Baudouin quand même, acteur et révolutionnaire professionnel.

 

Le temps passé. Les conquêtes se succédaient, Marie-Aurore au restaurant entre autres, un mannequin slave, et d’autres aventures d’un soir dont j’ai totalement oublié le prénom ; mais je gardais cette gazelle au coin de l’œil quand un soir ou un jour me vint la nouvelle, l’information, le scoop : elle était célibataire ! Elle s’était séparée de son ami marocain avec qui elle était depuis plus de 5ans. Fidèle en plus. A ce moment mon sang de faisait qu’un tour, vidé mon cerveau aussi vide qu’il remplissait quelques organes érectiles. Elle serait fragile, mais je la devinais dure et pas prête à se lancer dans une nouvelle relation et encore moins dans quelques relations sans demain. Il me la fallait ! J’ameutais le tout Amiens. Je l’aurais ! J’en fis réellement le pari avec des copains, concluant que je la jetterai, comme les autres, au bout d’un soir ou d’une semaine. Foi de d’étalon.

 

Nathalie le scoop par Grégory Baudouin

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