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baudouin.gregory.over-blog.com

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Honneur et Patrie, telle est ma devise. Ancien des Troupes Aéroportées, je suis Président du Cercle Jean Moulin. Patriote Républicain; Jean Pierre Chevènement est, avec Jean Moulin, ma référence. Retrouvez ici ma chronique et l'actualité de Jean Pierre Chevènement


« Nathalie : l’envie » par Grégory Baudouin

Publié par Grégory Baudouin sur 29 Octobre 2015, 17:02pm

Catégories : #Grégory Baudouin, #la Chronique

Je restais alors sur son canapé. La soirée fut bien sûr contrariée, elle était d’humeur chagrine, râleuse,  d’autant qu’une fois, elle avait bien tenté de nous faire faire copain alors qu’il était arrivé pendant que nous mangions. En fond passait un reportage à la télé sur Mel Gibson. Il me disait qu’il aimait Mel Gibson. Je ne répondais pas, ce qui me valut  « Greg, c’est à toi qu’on parle ». Sans quitter l’écran, je lui disais «  ouai moi aussi ». Je ne tardais pas à me sauver, augurant qu’ils auraient mieux à faire que regarder la télé. Il ne savait pas, et moi non plus, que ce serait là peut être parmi les dernières fois.

 

Moi, je me contentais de rêver ; mais depuis la rupture de fait ce rêve devenait peut-être accessible. Je rêvais nos étreintes d’autant qu’un soir alors qu’elle se déshabillait dans le secret de sa chambre, la porte qu’elle avait fermée s’ouvrait seule par quelques esprits malins, et par l’entrebâillement je la vis se dénuder. Sans le vouloir, elle me permit de voir l’ensemble de ce que je désirais. A moitié nue de dos, elle se penchait pour enlever son bas. Je découvrais alors un cul superbe. De peur qu’elle ne s’en aperçoive, je n’osais bouger malgré le fait que j’entrevoyais plus que je ne voyais. Elle se tournait et explosion de joie, je vis le saint des saints et des seins. Hélas, ce n’était pas voulu, et elle mit son pyjama et enfilait une robe de chambre qui aurait fait retomber la libido même de Rocco Sifredi.

 

La robe de chambre et le pyjama « tue l’amour » n’altéraient pas le mien. Je m’endormais sagement ce soir-là sur le canapé. Quelques temps plus tard, alors que « mal au dos » semblait avoir été oublié, nous étions partis nous promener près du Pigeonnier. Nous ne nous prenions bien sûr pas par la main mais nous étions étrangement de plus en plus proches. Le ciel était découvert et il faisait chaud. Nous devisions de choses et d’autres quand nous décidions d’un commun accord tacite de nous assoir sur le gazon. C’était bien avec elle : je pouvais parler de tout mais surtout de politique, et si elle ne semblait pas attirée par mes idées et pas prête à adhérer, elle écoutait dans un silence poli faisant parfois quelques interjections. Le silence se fit. Nous étions allongés l’un à côté de l’autre le regard vers le ciel. En bon fan d’Isaac Asimov et de Star Wars, j’ai toujours été fasciné par les étoiles. Je lui détaillais la carte du ciel. Je lui exposais ma science incertaine mais avec conviction.

 

J’apprendrais que le son de ma voix, la chaleur aidant, l’atmosphère, l’ambiance firent un cocktail détonnant. Elle me confiait plus tard que pour la première fois, elle n’écoutait plus ce que je disais, elle me mangeait du regard. Elle n’en dit bien sur rien par timidité et ne tenta pas plus, mais pour la première fois - et enfin - elle avait envie  de moi.

 

 

« Nathalie : l’envie » par Grégory Baudouin

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